CARACTÉRISTIQUES GÉOGRAPHIQUES

Superficie totale: 619 745km2

Densité: 19,97 hab./km2

Altitude maximum:  3 187 m (Mont Kinyeti)
Climat  tropical humide à saisons alternées avec une température moyenne annuelle est de 28 °C
La colonne vertébrale du pays est constituée par  le Nil, le plus long fleuve du monde . Il est appelé Bahr el-Gebel, « rivière de la Montagne ».

CAPITALE: Djouba (pop?)

LANGUE: anglais

Sources

+ Statistiques

HISTOIRE

Bref rappel entre 1956- 2010
Janvier 2011 tenue d’un référendum sur l’indépendance
2012  Etat souverain et indépendant

Histoire avant la séparation du Soudan Sud du Soudan du Nord

L’éventualité d’une intégration du territoire soudanais à l’Égypte s’estompe en 1956 avec la proclamation d’indépendance du Soudan. Une lutte armée s’engage entre le nord musulman et le sud où une minorité, essentiellement noire, réclame son autonomie. Le pays vit une situation politique instable avant le coup d’État qui porte le général Gaafar Nemeyri au pouvoir en 1969. Le gouvernement musèle d’abord les extrémistes religieux, puis les communistes, avant d’obtenir temporairement la paix avec le Sud. L’adoption de la loi islamique (charia), en 1983, relance les hostilités. La détérioration de l’économie, qui s’explique en partie par la guerre, et une série de catastrophes naturelles, plonge la population soudanaise dans le marasme. Les années 1990 seront marquées par des efforts de paix, dont un cessez-le-feu, en 1995, et une nouvelle entente avec les rebelles sudistes. À partir de 1989, le pouvoir est assuré de façon autoritaire par le colonel Omar al-Bashir. La contestation contre le sort réservé aux non-Arabes provoque, en 2003, un conflit sanglant dans la région du Darfour. Elle suscite la réprobation internationale à l’endroit du président al-Bashir. En 2011, un long contentieux prend un nouveau virage alors qu’à la suite d’un référendum, le Sud-Soudan, riche en ressources pétrolières, obtient son indépendance.

La proclamation d’indépendance 

Entre le 9 et le 15 janvier 2011, la population du Soudan du Sud est appelée à se prononcer par référendum sur son éventuelle indépendance politique. Advenant une réponse favorable, cette région semi-autonome se séparerait du Soudan, le plus grand pays d’Afrique en superficie, après une période de négociations. Entre 1983 et 2005, le Soudan est dévasté par une guerre civile entre le Nord et le sud qui aurait fait 2 millions de morts. Un accord de paix signé à Naivasha, au Kenya, le 9 janvier 2005, prévoit une plus grande autonomie pour le Soudan du Sud, une région qui compte environ 10 provinces et 8,5 millions d’habitants, soit environ 20% de la population du pays. Même si le Soudan constitue une mosaïque complexe, on retrouve au Sud une majorité chrétienne et animiste de race noire, alors que le Nord est majoritairement peuplé d’Arabes musulmans sunnites. Les parties s’entendent également en 2005 sur la tenue éventuelle d’un référendum qui pourrait permettre une accession à l’indépendance. Cette consultation se déroule du 9 au 15 janvier 2011. Par une majorité écrasante de plus de 98%, la population se prononce en faveur de l’indépendance. Des négociations seront entreprises afin de s’entendre sur des différends potentiels, comme la délimitation des frontières ou les questions de citoyenneté. L’économie est également au centre des discussions puisque le sud, où l’on retrouve d’importantes ressources pétrolières, doit compter sur le Nord pour avoir un accès à la mer Rouge lui permettant d’exporter. Le président Omar El-Béchir, un leader autoritaire frappé d’un mandat d’arrêt de la Cour internationale pour des crimes commis au Darfour, affirme qu’il souhaite conserver des relations cordiales avec le Soudan du Sud. L’indépendance de cet État d’une grande pauvreté s’accompagne néanmoins d’incertitude. Rappelons que le Soudan a été éprouvé au cours des dernières années par un conflit sanglant qui s’est déroulé au Darfour, une région située dans l’ouest du pays.

Tensions au Soudan du Sud

Le 17 mai 2013, le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Ban Ki-moon, demande au Conseil de sécurité l’envoi de 1 126 Casques bleus supplémentaires dans la région d’Abyei, au Soudan du Sud (1). Depuis l’indépendance de ce pays, le 9 juillet 2011,

la zone d’Abyei est fréquemment le théâtre d’affrontements opposant les membres des communautés Ngok-Dinka (Soudan du Sud) et Misseriya (Soudan).L’envoi de 1 126 Casques bleus supplémentaires vient renforcer l’effectif en place (près de 4000) de la force intérimaire des Nations unies à Abyei (FISNUA). Elle a pour mission d’entretenir « le mécanisme conjoint de vérification et de surveillance de la frontière entre les deux Soudan. La résolution (S/2013/450) votée par le Conseil de sécurité invite les autorités des deux Soudan à soutenir le personnel de l’ONU, et à s’assurer que la vie des civils vivant sur ce territoire ainsi que la sécurité de l’aide humanitaire soient protégées.

Rappelons que l’envoi de ces troupes supplémentaires est censé apaiser les tensions qui existent entre les deux pays qui se disputent la région d’Abyei, qui est riche en pétrole, mais également à limiter la prolifération des armes légères et à combler l’absence des forces de l’ordre dans la région. Un Casque bleu est défini comme «un soldat qui œuvre dans le cadre  d’une opération de paix conduite sous l’égide des Nations unies (6) ». Toutefois, il n’y a pas que les soldats qui font partie des Casques bleus. Il y a également la police (12 614), des observateurs militaires (1 811) et du personnel civil (16 725) (7). Comme l’ONU n’a pas une armée officielle, ce sont les pays membres qui lui fournissent les soldats et du matériel lorsque celle-ci en a besoin, principalement dans les pays déchirés par des conflits.

La famine 2016-2017

Le pourcentage de personnes ignorant d’où proviendra leur prochain repas est passé de 35 % en 2014 à 60 % 2018 (Unicef) 

Selon trois organisations des Nations unies (ONU), le Soudan du Sud aurait atteint le 5e niveau du Cadre intégré de la sécurité alimentaire (IPC). Cela signifie que le plus jeune pays du monde, qui est déchiré par une guerre civile depuis sa création en 2011, serait dans un état de famine .Plusieurs craignaient pour la stabilité du Soudan du Sud lorsqu’il accède à l’indépendance, en juillet 2011. Alors qu’elle faisait partie du Soudan, cette région a connu des guerres civiles sanglantes, faisant des millions de morts et de déplacés. Une fois l’indépendance acquise, en décembre 2013, un autre conflit éclate au Soudan du Sud. Il oppose principalement les troupes du président Salva Kiir, de l’ethnie Dinka, et les fidèles de l’ancien vice-président Rick Machar, issue de l’ethnie nuée. Un accord de paix est conclu à l’été 2015, mais les hostilités reprennent par la suite. En dépit du déploiement d’une dizaine de milliers de Casques bleus de l’ONU, la situation demeure difficile, particulièrement dans la province d’Unité, au nord. Les répercussions des conflits affectent l’approvisionnement de la population en nourriture, provoquant une crise qui atteint un niveau critique au début de 2017. Le 20 février 2017, trois organisations de l’ONU, dont le Fonds pour l’agriculture et l’alimentation, annoncent qu’elles considèrent le Soudan du Sud en état de famine. Selon des données, 100 000 de ses 11,3 millions d’habitants souffriraient de malnutrition. Les prévisions sont encore plus inquiétantes, certains observateurs pensant que des millions de personnes pourraient être affectées directement au cours des prochains mois si une intervention efficace n’est pas mise sur pied. Le président Kiir s’engage à faciliter le passage de l’aide humanitaire, mais le gouvernement est critiqué à l’étranger pour son rôle dans cette famine, attribuée essentiellement à des facteurs humains et non naturels. D’ailleurs, le 11 février 2017, un général influent, Thomas Cririllo Swak, quitte ses fonctions en dénonçant les autorités qu’il rend responsables de la guerre persistante. À cette tragédie se greffe la sécheresse qui sévit dans d’autres pays d’Afrique de l’Est et qui risque d’avoir des conséquences désastreuses.

Aujourd’hui, la vie en Soudan du sud est dans une situation très compliquée voir même l’agonie du fait que le pays ne peut pas se relever économiquement. En plus on constate une forte inégalité sociale parce que le 10 pourcents de population occupent les 80 pourcents des richesses.

Référence.

http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMHistoriquePays?codePays=SDN

Recherche par Asse Baye NIANG, Université de Hearst 

Économie
Femmes
Les histoires
Un jour

C’est une aventure, c’est un éveil est c’est humain