Ritang se dirige vers le comptoir en bambou au milieu de la cour, où est rangée la vaisselle, y prend un seau, puise de l’eau au puits voisin et lave les teibu, coques de noix de coco, dont son père se servira pour recueillir du toddy, « vin de noix de coco ».

Juché en haut d’un cocotier, Terewati s’attaque à une opération très délicate: la récolte du toddy. Cette liqueur est la sève qui coule d’un bourgeon de palme dont la jeune pousse doit être lentement ployée, progressivement, plusieurs jours d’affilée, pour permettre à la sève de dégouliner, pendant une journée, dans un teibu vide. Terewati incise très méticuleusement le bourgeon, de façon à ne pas l’abîmer. La quantité de toddy recueillie ne dépend pas de la grosseur du bourgeon ni de l’arbre, mais de la qualité de l’entaille.

 

Coconut rapé sur du «toddy»réchauffé accompagné de pain maison. Voilà un délicieux petit déjeuner nourrissant. Certainement dans mon «top ten» des meilleurs au monde! 

Bakea, assise sur une natte, râpe la chair de noix de coco, puis la distribue dans des bols. Son mari revient avec le todd y, la sève de cocotier; que Bakea fait bouillir, puis verse sur la chair de coco. Là-dessus, elle émiette des morceaux de pain maison. 

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